


Economie et statistique, n° 444-445, février 2012
Les régions dont les émissions agricoles sont élevées sont fortement regroupées au nord et au nord-ouest de la France alors que les régions situées au sud-est et à l'est sont caractérisées par un puits net (émissions négatives) lié aux usages des sols important. Il apparaît ainsi une séparation claire entre les régions dont le bilan net total en émissions est négatif à l'est, les régions dont les émissions nettes sont importantes au nord-ouest et les régions avec un bilan net intermédiaire le long d'une diagonale nord-est/sud-ouest.
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L'élevage émet des gaz à effet de serre, qu'il s'agisse du méthane produit lors de la digestion, les oxydes d'azote qui se dégagent des effluents d'élevage ou encore du gaz carbonique produit par les moteurs ou lors de la fabrication des engrais.
C'est aussi une activité qui capte du gaz carbonique et en stocke des quantités importantes ans les sols, particulièrement sous prairie.
Les évaluations conduites sur les systèmes bovins viande mettent en évidence une empreinte carbone moyenne nette incluant le stockage de carbone comprise entre 7,6 kg et 8,5 CO2/kg viande vive. En systèmes spécialisés ovins viande, l’empreinte carbone moyenne nette est comprise entre 6,7 et 6,9 kg CO2/kg vv. La prise en compte du stockage de carbone sous prairies représente un atout considérable pour les filières herbivores. Selon la part de prairie dans le système de production, le stockage de carbone permet de compenser de 15 % à 100 % des émissions totales de GES.
Une étude de l'Institut de l'Elevage tente de faire le point sur ce sujet complexe et propose une méthode pour estimer les émissions.
Production de viande et enjeu climatique, étude de l'Institut de l'Elevage