
Résultats 2009 de 571 élevages constituant la base nationale des Réseaux d‘élevage pour cet exercice. Les élevages sont regroupés par grandes familles de systèmes. Les performances technico-économiques sont comparées à celles obtenues en 2008 et fournissent des repères pour le conseil et la prospective.
En ommplément, estimation des revenus 2010 à partir d’une application des observations réalisées en ferme sur des systèmes modélisés ou cas types. Il s’agit plus particulièrement des évolutions concernant les prix des produits, le montant des charges et l’application du bilan de santé de la réforme de la PAC.

Après une période de recul de revenu sur la période 2007-2008, les résultats des systèmes bovins viande suivis dans les Réseaux d’élevage des Chambres d’agriculture et de l’Institut de l’élevage semblent se stabiliser et se redresser un peu en 2009 et en 2010. Il faut rapprocher cela de l'agrandissement des exploitations en troupeau et en surface, plus perceptible dans les zones herbagères. Cela se traduit par des gains de productivité de la main-d’œuvre alors que les performances techniques demeurent assez stables. L’impact de la FCO s’atténue en 2009 par rapport à 2008. D’autre part, la relative accalmie des prix des denrées agricoles en 2009 et le retour à des tarifs plus raisonnables en matière de prix des concentrés et de l’engrais ont contribué à réduire les charges. Ainsi, en 2009, le poste concentrés des élevages allaitants spécialisés est en baisse de 9% par rapport à 2008 et ceci, malgré le maintien des quantités consommées par UGB. Les charges de production fourragère suivent les mêmes tendances et au final, les coûts de production baissent de quelques points. Enfin, l’application du bilan de santé de la PAC à partir de 2010 a plutôt bénéficié aux systèmes de production naisseurs et herbagers. Elle a permis une relative consolidation des revenus des systèmes spécialisés. 2011 pourrait marquer un nouveau tournant si la flambée des prix des matières premières et des céréales se poursuit et si les prix des bovins demeurent assez bas. Les éleveurs bovins viande les plus intensifs et ceux situés dans les plaines peuvent être incités à réduire encore leurs consommations ou à se réorienter vers les cultures. Les systèmes allaitants herbagers ont peu d’alternatives et devront améliorer leur autonomie pour résister.