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Amélioration des conditions de travail en élevage laitier
CELEST
Conseil en Elevage Laitier et Solutions Travail,
une nouvelle démarche pour répondre aux attentes des éleveurs laitiers.
Elevage

- techniques d'élevage
- santé animale
- gestion des exploitations d'élevage
- outils de gestion
- identification
- sélection animale
- chevaux
- ovins
- apiculture

Dans un contexte social où le temps libre et la qualité de vie sont des aspirations croissantes de la société, le malaise des éleveurs laitiers s'exprime vivement avec le sentiment d'une certaine forme de marginalisation.
L'abandon de la production laitière est en mouvement et risque de s'accélérer avec notamment cette contrainte de la traite, les aspects réglementaires, le prix du lait, les problèmes de main d'œuvre.

L'enjeu est donc de maintenir un tissu d'exploitations nombreuses et pérennes en donnant des perspectives aux éleveurs avec comme priorités :
- le revenu
- les conditions de travail acceptables
- la qualité de vie.

Autant d'éléments qui réhabiliteront l'image du métier et qui encourageront les jeunes à s'installer en production laitière.

C'est pourquoi les responsables professionnels de la Commission d'Elevage de la Chambre Régionale d'Agriculture ont missionné un groupe de techniciens des 4 départements et l'Institut de l'Elevage pour initier une action de Conseil afin de répondre aux préoccupations des éleveurs laitiers.

Le groupe chargé de ce travail a imaginé une démarche baptisée CELEST.
C'est une démarche simple qui a pour objectif de valoriser le plus possible des expériences locales.

Ces expériences offrent une palette intéressante de solutions possibles pour les éleveurs autour de trois thèmes :

L'ensemble constituant actuellement 13 fiches solutions régionales, qui alimenteront les références centralisées à l'Institut de l'Elevage.

CELEST a été conçu avec 2 niveaux d'investigations :
- Sensibilisation : Conseil individuel rapide possible dans le cadre d'une ½ journée de travail qui passe par un autodiagnostic rempli par l'éleveur. Le dépouillement et l'interprétation avec le technicien jusqu'à la préconisation des fiches solutions.
- Approfondissement : le conseil demande plus de temps et selon la complexité de l'exploitation, il faut compter 1 à 1.5 j de travail. La phase autodiagnostic est suivie d'une approche plus globale du système d'exploitation permettant de mieux cerner la situation de l'entreprise.
Ces 2 niveaux conduisent à une proposition d'une ou plusieurs fiches solutions adaptées au contexte de l'exploitation et en rapport avec les attentes exprimées par l'éleveur.

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à contacter votre technicien de secteur ou
Gérard LELAURAIN ou
Denis DAILLET
au 03.25.94.09.25.

Votre adresse de messagerie
(exemple : jean.martin@courrier.fr) :
Vos noms et adresse
(exemple : Jean Martin, 25 rue des Allouères, 52399 Allauville) :
Votre N° de téléphone :

Modifier la manière de produire
13 traites par semaine L 'arrêt de la traite une fois par semaine se traduit souvent par la suppression de celle du dimanche soir pendant une période de l'année ou toute l'année. Cette technique simple permet de restreindre l'astreinte de traite sans recourir à de la main d'œuvre extérieure.

Les vaches sont traites deux fois par jour du lundi au samedi, mais ne le sont qu'une fois le dimanche à 10 heures. La traite est retardée de 3 heures par rapport aux autres matins. Les traites du samedi soir et du lundi matin interviennent aux heures habituelles.

La monotraite pendant quelques semaines La monotraite consiste à s'affranchir, au quotidien, de la traite du soir pendant une période de l'année. Cela permet d'envisager sereinement les travaux saisonniers. La plupart du temps, la monotraite est pratiquée pendant l'été.

Pendant la période de monotraite, les vaches sont conduites au pâturage le matin après la traite et rentrées le lendemain, juste avant la traite. L'horaire de cette traite n'est pas modifié par rapport au reste de l'année.

L'arrêt de la traite en étéFermer la salle de traite en été, pour les exploitations en polyculture élevage, permet d'envisager sereinement les travaux de saison.
Cette technique permet également de s'absenter de l'exploitation pendant cette période d'arrêt de traite, pour prendre des vacances par exemple, sans avoir recours à de la main-d'œuvre qualifiée.

Le lait yogourt Le lait au yaourt est un lait cru et froid, issu de l'ensemble du troupeau, qui fermente grâce à l'apport de bactéries lactiques (yaourt nature) pour obtenir un produit prédigéré destiné à l'alimentation des veaux.

Avant les premiers vêlages, l'éleveur réalise, dans un vieux tank à lait de 250 litres, son mélange qui va servir toute la période d'allaitement des veaux.. L'éleveur travaille toujours avec son tank plein. Tous les jours il remplace la quantité utilisée en priorité par du lait.

Alimenter les élèves 2 fois par semaineLes animaux élevés à partir de fourrages secs (foin) ne sont alimentés que deux fois par semaine. Cela permet de se dégager du temps quelques jours par semaine.

Les balles de foin sont déposées devant les cornadis sur la table d'alimentation et les ficelles sont coupées. Cette opération est réalisée deux fois dans la semaine (jamais le week-end) et prend environ 1 heure par semaine.

Investir
Renouvellement du troupeau par l'achat de vaches L'élevage des génisses est supprimé sur l'exploitation. Le renouvellement du troupeau est réalisé par l'achat de vaches fraîchement vêlées.

L'éleveur ne garde plus aucun veau. Ils sont tous vendus avant 2 semaines. Pour optimiser le produit de ces ventes, un taureau charolais est utilisé pour tout le troupeau de vaches. Tout au long de l'année, l'éleveur achète des vaches ayant vêlé depuis quelques jours, toujours au même éleveur laitier de sa région

Libre service et DAC La technique consiste à s'affranchir, au quotidien, en grande partie du travail de distribution du maïs ensilage et des concentrés en permettant aux animaux d'aller se " servir " eux-mêmes d'une part au silo en libre service et d'autre part au distributeur automatique de concentrés (DAC).

Le temps consacré à ces différentes tâches est de l'ordre de 15 à 20 mn le matin et 5 mn le soir.

Rations prêtes à l'emploi Le principe de la ration sèche est fondé sur un aliment concentré unique distribué à raison de 10 à 20 kg par vache et par jour, complété avec un fourrage grossier (foin ou paille) distribué à volonté afin de faire ruminer.

Toutes les trois semaines environ il y a une livraison d'un camion d'aliment concentré. Celui-ci est stocké au sol et deux fois par semaine les 2 nourrisseurs sont remplis au godet.
Le foin est déroulé quotidiennement dans les auges et les vaches en consomment 7 kg par jour.



Le robot de traite
Il permet d'effectuer la traite des vaches laitières sans intervention directe de l'éleveur. La présence à heure fixe n 'est plus obligatoire ce qui introduit plus de souplesse dans l'organisation du travail.
Cependant, il ne faut pas oublier le temps obligatoire que représente la gestion des données informatiques.

Chaque vache dispose d'un collier électronique permettant un échange de données entre l'ordinateur et le robot .

Modifier la force de travail 
Le recours au Service de Remplacement L'éleveur cotise annuellement au service de remplacement. Il contacte l'animatrice du service de remplacement selon ses besoins : dates, durée, travaux à réaliser. Celle-ci le met en relation avec un remplaçant correspondant au profil recherché. L'éleveur doit le rencontrer avant le remplacement afin de transmettre les consignes propres à son exploitation.
Les tarifs sont les mêmes quels que soient les domaines d'intervention (traite, chauffeur de tracteur, surveillance des animaux ...).

Groupement d'employeurs C'est une association loi 1901 dont l'activité est d'embaucher et de gérer un salarié mis à disposition de ses membres selon leurs besoins respectifs.
Différents objectifs peuvent conduire des éleveurs à créer ou à adhérer à un groupement d'employeurs : faire face à une augmentation du volume de travail (agrandissement, création d'un nouvel atelier, des pointes de travaux ponctuels …), à une diminution de la main d'œuvre sur l'exploitation ou pouvoir se libérer du temps.
Tous les trimestres le planning de travail est réalisé en concertation avec tous les exploitants, l'unité de temps est la semaine. Toutefois en cas d'imprévu (maladie, accidents des exploitants par exemple) les éleveurs s'échangent des jours de travail. Le calendrier de travail n'est donc pas totalement figé.
Déléguer les travaux des champs à un voisin Cela permet de répondre au manque de main-d'œuvre, de réduire les investissements, de se spécialiser pour mieux répondre à un besoin de technicité et d'efficacité du travail. Tous les types d'exploitation peuvent trouver un intérêt à cette organisation.
Depuis le début de leur collaboration chacun des deux agriculteurs a adapté son parc matériel : l'éleveur en vendant des équipements désormais inutiles (charrues, rotative….) et le délégataire en optant pour du matériel de plus grande taille.

Société Civile Laitière
Le regroupement de deux ateliers laitiers consiste à gérer ensemble les troupeaux et les quotas de plusieurs élevages laitiers sans transfert foncier

Tout dans le regroupement se fait selon la répartition des quotas apportés. les investissements dans le bâtiment, le nombre de VL, le revenu, le temps de travail, le fourrage, etc. Le regroupement permet de faire toutes les traites à deux personnes, même les week-ends, et de ne travailler qu'un week-end sur 3, même pour les salariés.