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Qualité de l'eau distribuée en Haute-Marne

Mode de distribution de l’eau

L'affermage concerne 13 % des réseaux mais 56 % de la population.

    Carte des modes de distributions

 

Protection des captages

     Carte du statut des protections

 

Qualité microbiologique

    DÉFINITION

    Le contrôle de la qualité microbiologique des eaux est basé sur la recherche des germes témoins de contamination fécale que sont les coliformes totaux, coliformes fécaux, streptocoques fécaux et bactéries anérobies sulfitoréductrices. La présence de ces bactéries dans l'eau d'un captage ou à l'intérieur d'un réseau de distribution est la trace d'une pollution d'origine fécale. Les bactéries recherchées sont des germes banaux qui ne sont pas directement pathogènes mais constituent des indicateurs de risques pathogènes.

    ORIGINE DES CONTAMINATIONS MICROBIOLOGIQUES

    La contamination des ressources est souvent ponctuelle et correspond aux déversements proches d'effluents d'origine domestique (réseaux d'eau usée, assainissement autonome inadapté, autres déchets domestiques), ou d'origines diverses (circulation, élevages, épandages de lisier et de fumier...).
    Dans le réseau, la pollution bactériologique peut provenir:   

- d'un mauvais fonctionnement ou entretien des installations de traitement (désinfection en particulier),

 - de pollutions directes du réseau dues par exemple à une absence de nettoyage et de désinfection d'un tronçon de réseau après travaux, à des retours d'eau de branchements particuliers pollués, ou à une dépression dans les réseaux pouvant aspirer des eaux extérieures contaminées.

    EFFETS SUR LA SANTÉ

    La présence de bactéries d'origine fécale signifie principalement des risques d'apparition d'affections gastrointestinales (diarrhées ou vomissements) considérées comme bénignes par rapport aux risques plus graves de maladies d'origines hydriques telles que la typhoïde qui peuvent encore apparaître en Europe dans des conditions climatologiques exceptionnelles (inondations après sécheresses prolongées).

    MESURES DE PROTECTION

    La distribution d'une eau de bonne qualité bactériologique dépend de la qualité de la ressource brute, de l'efficacité et de la maintenance des traitements éventuels de stérilisation, et du bon entretien du réseau.
    Les ressources en eau doivent être bien protégées au niveau de leur captage. Les systèmes de traitement doivent être adaptés et bien surveillés. Le réseau lui-même doit être entretenu (nettoyage annuel des réservoirs, purge des canalisations pour les réseaux étendus allongeant le temps de cheminement de l'eau), et surveillé (lutte contre les fuites et les intrusions d'eau extérieure, mise en place d'appareils disconnecteurs pour éviter l'aspiration d'eau polluée domestique ou industrielle d'un réseau privé à la suite d'une dépression).

    SITUATION EN HAUTE-MARNE

    63 % des réseaux distribuent une eau de bonne qualité bactériologique qui concerne 87 % de la population.
    Carte de la qualité bactériologique

 

Nitrates

    NATURE - ORIGINE

    Les nitrates (ainsi que d'autres formes de l'azote comme l'ammonium et les nitrites) sont naturellement présents dans la nature ; l'azote est un élément nécessaire à la vie des végétaux. Les concentrations naturelles en nitrates dans les eaux souterraines sont de quelques milligrammes par litre.
    Au cours des dernières années, dans certaines régions, les teneurs en nitrates augmentent dans les eaux du fait des activités humaines. L'épandage de produits fertilisants sur les sols, le lessivage des sols, les rejets d'eaux usées domestiques, industrielles ou agricoles, sont autant de causes de la pollution des eaux par les nitrates.

    EFFETS SUR LA SANTÉ

    L'eau ne constitue pas le seul apport en nitrates dans l'exposition globale. La part des aliments est importante (certains légumes et charcuterie). Néanmoins, lorsque les concentrations sont supérieures à 50 mg/l, la part de l'eau devient prépondérante.
    Les nitrates se transforment dans l'organisme en nitrites. Les nitrites ainsi formés réduisent les capacités de l'hémoglobine à transporter l'oxygène. Les troubles provoqués sont plus ou moins graves. Les nourrissons et femmes enceintes sont les populations les plus sensibles ("maladie bleue" du nourrisson lors de consommation d'eau ayant une forte concentration en nitrates).
    Les études menées pour évaluer le risque de cancérogénécité des nitrates ne permettent pas de tirer des conclusions définitives. Il convient cependant de maintenir aussi faible que possible le niveau d'exposition.

    EXIGENCES DE QUALITÉ

    La concentration maximale admissible en nitrates est fixée à 50 mg/1. Le niveau guide (objectif à ne pas dépasser) est de 25 mg/1.

    PRÉVENTION - TRAITEMENT

    Un aménagement du territoire raisonné à l'échelle d'un bassin versant ainsi que la modification des pratiques agricoles doivent permettre d'éviter de polluer le milieu.
    En cas de ressource contaminée, plusieurs solutions peuvent être envisagées - dilution avec une autre ressource de faible teneur en nitrates,

- traitement de la ressource (par voie biologique ou par résines échangeuses d'ions),

- abandon du captage au profit d'un captage mieux protégé,
        - reconquête de la qualité du milieu naturel au travers d'actions sur le bassin versant,

- Ces solutions ont un coût qui se répercutera sur la collectivité.

    SITUATION EN HAUTE-MARNE

    70 % des réseaux distribuent une eau de bonne qualité qui concerne 87 % de la population

    Carte des teneurs en nitrates des eaux distribuées

 

Produits phytosanitaires

87 % des réseaux distribuent une eau répondant aux normes et cela concerne 91 % dela populatiion.

Carte des teneurs en phyto des eaux distribuées

 

Fluor

95% des réseaux distribuent une eau à faible teneur en fluor qui concerne 96 % dela population.

    Carte des teneurs en fluor des eau distribuées

 

Dureté

    NATURE - ORIGINE

    La dureté ou Titre Hydrotimétrique (TH) correspond essentiellement à la présence de sels de calcium (Ca) et/ou de magnésium (Mg) dans l'eau, elle est directement liée à la nature des terrains traversés. Lorsque les terrains sont constitués de sédiments calcaires, ces teneurs en calcium et magnésium sont importantes, l'eau est dite "dure". Lorsque les terrains sont granitiques, les teneurs en calcium et magnésium sont faibles, l'eau est dite "douce".
    La dureté s'exprime en degré français (1F=4mg/1 de Ca ou 2,4 mg/1 de Mg).
    On considère qu'une eau est douce en deçà de 25°F, moyennement dure entre 25° et 35°F et dure au delà.

    EFFET - NUISANCES

    Eau dure (Th > 30°F)

        Agréable à boire, mais présentant de nombreux inconvénients quant à ses usages domestiques

            - augmentation de la consommation de savon,
            - augmentation du temps de cuisson des légumes,
            - encartage dans les circuits de chauffage et dans tous les appareils où l'eau est chauffée.

        Ces eaux ne présentent pas de risques pour la santé. Le magnésium a une grande importance biologique, par suite de son rôle dans la constitution des os, dans certains systèmes enzymatiques et la biogénèse d'hormones.
        Le calcium aussi est indispensable pour la formation du squelette.

    Eau douce (Th < 15'F)

        Elle a aussi des inconvénients

            - peu agréable à boire (fadeur),
            - très souvent agréssive, elle entraîne un risque de corrosion pour les canalisations. L'agressivité concourt à la dissolution des métaux constitutifs des canalisations qui peuvent présenter un réel problème de santé publique. C'est le cas en particulier du plomb (saturnisme) pouvant entraîner des intoxications graves (hypertention élevée, encéphalopathie, polynévrites...). Le cadmium aussi, peut agir par effet cumulatif et provoquer des troubles (décalcification, malformation du squelette, lésions rénales...).

        Des études médicales menées ces dernières années tendraient à mettre en évidence une certaine corrélation entre la fréquence des maladies cardio-vasculaires et la consommation d'eau douce.

    RECOMMANDATIONS - NORMES

    La réglementation impose une norme de 50 mg/1 pour le magnésium. Pour les eaux adoucies ou déminéralisées livrées à la consommation humaine, la dureté totale ne doit pas être inférieure à 15°F.

    Le choix entre la consommation d'eau douce ou d'eau dure n'est pas simple. Il faudrait distribuer une eau assez dure pour la santé, mais pas trop pour éviter le phénomène d'entartrage dans les réseaux. Il est admis qu'une teneur comprise entre 15°F et 20°F est idéale.

    SITUATION EN HAUTE-MARNE

    57 % des réseaux distribuent une eau douce ou moyennement dure qui concerne 77 % de la populaition.

    Carte de la dureté des eaux distribuées.

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