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Phytos dans les eaux de surface

Lieux de prélévements

 Cumul des molécules

Conformité des prélèvements

Fréquences de dépassement du seuil

Fréquence des molécules

 Concentration des molécules

 Concentration moynne

 Fréquence des dépassements

 Réduire les risques

 



Réduire les risques de transfert des molécules vers les eaux de surface

Ce bas d'incorporation permettant également le rinçage et l'égouttage des bidons est un des moyens possibles pour limiter le risque de pollutions ponctuelles.

Le transfert de molécules de produits phytosanitaires peut avoir 2 origines :

  • une pollution ponctuelle due à un accident ou à une négligence,
  • une pollution diffuse émanant des champs après la pulvérisation.

Par ailleurs, les produits phytosanitaires sont utilisés aussi bien par

  • des agriculteurs, 
  • des non agriculteurs. 

Pour limiter la présence de molécules dans les eaux il faut donc agir à la fois sur les sources de pollutions ponctuelles et de pollution diffuses, qu'elles émanent des agricutleurs ou des non agriculteurs.

 

Les pollutions ponctuelles contribuent largement à la pollution des eaux. 

 

Hors agriculture,

une attention particulière dot être porté au rinçage des pulvérisateurs et au devenir des restes de bouilie. Ne jamais les déverser sur des surfaces imperméables (trottoirs, caniveaux....) et évidemment encore moins directement dans les égoûts. Les stations d'épuration sont conçues pour réduire les pollutions organiques, elles ne le sont pas pour décomposer les molécules chimiques.

En agriculture,

une partie des pollutions ponctuelles provient d'accidents dont la fréquence peut être diminuée en veillant à une conception rationnelle des lieux de travail et en particulier du local de stockage et de l'aire de remplissage. Ce qui facilite le travail et le rend plus confortable contribue à réduire les risques d'accident. La procédure utilisée pour remplir le pulvérisateur ne doit pas permettre son débordement.

 Les eaux de rinçage du pulvérisateur, qu'il s'agisse du rinçage intérieur ou du nettoyage extérieur, peuvent également  provoquer une pollution des eaux. Ces opérations sont règlementées par l'arrêté ministériel du 12 septembre 200. 

En tout état de cause, ces eaux chargées en molécules ne doivent jamais être déversées sur des surfaces imperméables ou silmplement damées, comme le sont généralement les cours de ferme ou les chemins agricoles.

 

Les pollutions diffuses proviennent d'un nombre limité de produits et de leurs conditions d'utilisation

 

Hors agriculture,

il faut prêter une attention particulière aux surfaces à désherber. Le désherbage de surfaces imperméables ou peu perméables comporte un risque élevé de transfert des molécules vers les cours d'eau. Il est en effet fréquent qu'une pluie survienne avant que le produit n'ait commencé à se décomposer. La demi vie,  temps à partir duquel la concentration a baissé de moitié, d'un produit comme le glyphosate se chiffre en semaines. Elle est par ailleurs très variable selon les conditions de milieu. 

Les doses d'emploi doivent évidemment être respectées, même en l'absence d'un véritable impératif économique comme celui qui s'impose aux agricutleurs.

En agriculture,

il est clair qu'un nombre limité de molécules contribue très largement à la pollution des eaux. La plupart d'entre elles sont des désherbants et singulièrement le glyphosate et des antigraminées utilisées sur les céréales.

De nombreuses techniques peuvent être utilisées pour en limiter l'utilisation. Elles vont de la diversification des assolements au choix des variétés, des dates et techniques de semis, aux pratiques de travail du sol. On peut aussi avoir recours à des interventions mécaniques, notamment sur les cultures de printemps comme le maïs.

Le transfert des molécules vers l'eau ne s'opère pas par les mêmes mécanismes pour toutes les molécules.

Ainsi par exemple, le glyphosate est une molécule qui se fixe fortement sur les particules de terre et de matière organique. Il sera entraîné principalement par ruissellement. Une utilisation en période sèche quand les sols présentent des fentes de retrait risque d'aboutir à un transfert par l'intermédiaire des eaux qui vont s'engoufrer dans ces fentes et rejoindre ainsi le réseau de drainage ou les nappes souterraines. Il est donc préférable de l'utiliser quand les sols ont repris un peu d'humidité.

D'autres produits comme l'isoproturon, le chlortoluron ou la bentazone, parmi ceux qu'on retrouve fréquemment dans les eaux de surface, sont au contraire peu fixés par le sol. Ils sont donc principalement en solution dans l'eau. Quand ils sont utilisés relativement tôt en saison, avant que les sols ne soient saturés en eau, leur dégradation peut commencer à se faire avant qu'ils n'aient pu être entraînés. A l'inverse, leur utilisation sur un sol saturé en eau amènera le sol à relarguer ces molécules à la prochaine pluie, par exemple  par l'intermédiaire du réseau de drainage, ou vers les nappes.

 

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