La France est officiellement indemne de brucellose depuis 2005. Aucun cas n'a été recensé sur des bovins depuis 2003. Dans ce contexte les réactions sérologiques positives obtenues lors des dépistages annuels correspondent à des réactions aspécifiques. Toutefois, la réapparition de la brucellose bovine en France ne peut pas être exclue.
Les règles de dépistage restent les mêmes : contrôle annuel du lait de mélange en cheptel laitier et contrôle sérologique annuel de 20 % des bovins de plus de 24 mois dans les cheptels allaitants.
Elles s'expliquent essentiellement par :
* les caractéristiques physicochimiques du lait (adipositié) ;
* la présence d'antigènes aboutissant à des réactions croisées : Yersinia entercolitica, Escherichia coli,, Francisella tularensis ou encore certaines salmonelles.
Les réactions sérologiques sont considérées à priori comme des réactions aspécifiques. Dans cette perspective, le statut des animaux ayant réagi est « en cours de détermination » et le statut de leur cheptel d'appartenance est maintenu. Les animaux doivent être recontrôlés afin que leur statut soit déterminé sans ambiguïté, dans un délai dicté par une évaluation de la situation du cheptel. En l'absence de manifestations cliniques de brucelloseou d'avortements le délai de recontrôle peut être porté à 6 à 8 semaines de sorte à augmenter la probabilité que les réactions sérologiques croisées avec d'autres pathogènes s'atténuent. Dans le cas contraire, la brucellose ne peut être écartée et le délai de recontrôle doit être réduit à 15 jours.
En cas d’infection, l’abattage total reste la règle systématique si l’infection est due à B. abortus ou B. melitensis puisqu’il représente la manière la plus efficace d’assainir un troupeau et d'éviter la diffusion de l'infection.
Le risque de réapparition de foyers de brucellose chez des bovinés en France est particulièrement faible, mais il doit être pris en compte. Il est lié :
• A l'introduction d'animaux infectés à partir de zones d'enzootie (notamment pays méditerranéens, Irlande du Nord, République d'Irlande) ;
• A l'infection des bovinés par Brucella suis à partir de la faune sauvage (sangliers) ou à partir de porcs élevés en plein air qui auraient été contaminés par la faune sauvage (du 1er janvier au 30 juin 2008, 4 foyers de brucellose ont été confirmés dans des élevages de porcs plein air).
Le maintien du statut officiellement indemne de la France vis-à-vis de la brucellose est conditionné par l'absence de foyer durant les 3 années précédentes. En cas de foyer, la France perdrait donc son statut, à moins qu'il soit possible de prouver qu'il s'agit d'un incident isolé dû à l'introduction d'animaux provenant de l'extérieur du pays, et qu'un abattage total soit mis en oeuvre.
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